La France au Cameroun Ambassade de France à Yaoundé
fontsizeup fontsizedown

 français    English  
Accueil » L’Ambassade » L’Ambassadeur » Discours et interventions de l’ambassadeur » En 2011

Remise du prix Turgot de la Francophonie - Discours de l’Ambassadeur

REMISE DU PRIX TURGOT DE LA FRANCOPHONIE DECERNE PAR LE MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES A M. JACQUES BONJAWO
POUR SON OUVRAGE « REVOLUTION NUMERIQUE DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT, L’EXEMPLE AFRICAIN »

 

INTERVENTION DE S. E. M. BRUNO GAIN, AMBASSADEUR DE FRANCE AU CAMEROUN
(YAOUNDE, MERCREDI 29 JUIN 2011)

 _______ 

 

Monsieur le Ministre chargé des Relations avec le Parlement,
Madame la Ministre chargée de la Promotion de la Femme et de la Famille,
Monsieur le Ministre délégué auprès du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux
Monsieur le Directeur de la CRTV,
Monsieur le Représentant du Ministre des Relations extérieures,
Monsieur le Président Directeur Général de Genesis Telecare,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis

 

Je suis particulièrement heureux et honoré de prendre aujourd’hui la parole, à l’occasion de la cérémonie de remise du Prix Turgot du ministère français de l’Economie et des Finances attribué à M. Jacques Bonjawo pour son livre intitulé « Révolution numérique dans les pays en développement, l’exemple africain ». C’est aussi un plaisir. Et c’est une occasion rare car il n’est au fond pas si fréquent qu’un ministère des finances décerne un prix à un ouvrage scientifique.

 

La remise d’un prix scientifique aussi prestigieux que le Prix Turgot du ministère français de l’Economie et des Finances à un Camerounais est naturellement, pour l’ambassadeur de France au Cameroun que je suis, un moment de très grande satisfaction.

 

Grâce à ce prix, l’occasion nous est donnée aujourd’hui, d’une part, d’honorer un éminent scientifique camerounais dont la renommée a déjà très largement dépassé les frontières de votre pays, et surtout, d’autre part, de donner ainsi à son succès un rayonnement qui va au-delà de la communauté scientifique.

 

Remettre une distinction, c’est aussi témoigner de la reconnaissance d’une communauté vis-à-vis de personnes éminentes ; c’est donner une valeur exemplaire à leur action ; c’est également communiquer aux autres la passion qui les a animés dans leurs recherches et leurs travaux.

 

Cette remise du Prix Turgot est donc le moyen de faire savoir, en particulier auprès des jeunes, auprès de leurs parents et auprès de leurs proches, que la science est source de grandes satisfactions, tant professionnelles que personnelles, qu’elle est, en bref, l’un des plus beaux métiers du monde. Et je le proclame d’autant plus volontiers que ma famille a compté nombre de scientifiques, à l’instar de mon grand-père, botaniste et doyen de la Faculté des Sciences de Nancy. Je suis donc personnellement et viscéralement, dirais-je, attaché à cette notion de promotion, de la science, cette science qui « consiste à passer d’un étonnement à un autre » comme l’observait si justement Aristote. Par ailleurs, je ne peux qu’adhérer aux valeurs dont se prévaut Jacques Bonjawo : le goût de l’effort, le respect des autres, la promotion de l’éthique.

 

Le prix Turgot, mention Francophonie, remis à votre compatriote Jacques Bonjawo le 12 avril dernier à Paris est pour moi une source de satisfaction à plus d’un titre.

 

La première raison est le choix de la personne en l’honneur de laquelle nous sommes réunis. Au-delà de l’excellence de ses travaux scientifiques, cette distinction vient aussi couronner sa personnalité et ses qualités humaines. Pionnier et promoteur de la télémédecine au Cameroun, Jacques Bonjawo, ingénieur Informaticien a d’abord occupé d’éminentes fonctions pendant près d’une dizaine d’années au siège de Microsoft, après qu’il eût obtenu un diplôme de MBA de l’Université George Washington.

 

Sollicité par la Banque Mondiale, Jacques Bonjawo a contribué avec le soutien de Bill Gates au lancement, au développement et à l’expansion de l’Université Virtuelle Africaine, une institution d’éducation à distance à travers l’Internet et le satellite. La liste de ses réalisations scientifiques exceptionnelles, pour l’Afrique comme pour le monde, est impressionnante. En qualité d’auteur scientifique spécialisé dans l’application de la technologie au service du développement durable, M. Bonjawo a ainsi dirigé un livre collectif intitulé « Intellectuels Africains face à la mondialisation ». Par ailleurs, il est l’auteur de plusieurs autres ouvrages dont « Internet, une chance pour l’Afrique », « L’Afrique du XXIème siècle », « Mes années Microsoft » ou encore « Mes carnets de voyage ». C’est son tout dernier ouvrage « Révolution numérique dans les pays en développement, l’exemple africain » qui lui a valu ce Prix Turgot de la Francophonie.

 

Cher Jacques, vous avez donc cette fois été récompensé pour vos travaux sur la révolution numérique dans les pays en développement, telle qu’elle s’exprime sur le continent africain. Il s’agit là d’une des meilleures reconnaissances de la place essentielle du numérique dans le développement durable de l’Afrique sub-saharienne, partie du monde qui ne doit en aucun cas rester en marge de la société de l’information et qui, au contraire, a pleinement vocation à se l’approprier et à en tirer tous les profits qu’elle peut offrir au service de l’intérêt général. C’est une question fondamentale.

 

Le numérique, avec l’un de ses corollaires, la télémédecine que vous déployez dans le monde, ont donné lieu à de formidables résultats au regard des diagnostics fiables et du soulagement des souffrances des populations.

 

J’ai le sentiment et même la conviction que votre carrière dans ce domaine qui est le vôtre, vous réserve encore bien des succès. Le prix prestigieux qui vous est décerné aujourd’hui ne pourra que vous inciter, j’en suis persuadé, à poursuivre la formidable aventure scientifique que vous avez d’ores et déjà initiée : l’application de la technologie au service du développement.

 

Je me hasarderais également volontiers ce matin à pronostiquer que la suite de vos recherches pourrait bien augurer de nouvelles distinctions dans les années à venir.

 

La deuxième raison est que ce prix est pour moi le moyen de souligner à nouveau toute l’importance que le Gouvernement français accorde au soutien à la recherche scientifique, et en particulier de la recherche sur le continent africain, laquelle ne peut que contribuer au développement et, partant, à l’amélioration des conditions de vie de leurs populations. Elle ne peux que contribuer au « mieux être collectif » comme le rappelait si justement le Docteur Olivier Nana Nzepa dans sa note de lecture.

 

Je voudrais à cette occasion, réaffirmer ma conviction que la recherche dans les pays subsahariens peut tirer un bénéfice encore plus grand d’une meilleure utilisation du numérique. Des efforts substantiels sont accomplis dans ce sens, notamment par le Gouvernement camerounais, et nous nous en félicitons.

 

Cher Jacques Bonjawo, je voudrais, en vous adressant une nouvelle fois mes plus chaleureuses félicitations pour cette récompense, saluer aussi tous vos collaborateurs qui ont rendu possibles les remarquables résultats présentés dans cet ouvrage.

 

Bravo à vous tous. Et je souhaite bien entendu que vous poursuivez avec enthousiasme cette entreprise déjà riche de vos succès et qui honore votre pays le Cameroun.

 

Je vous remercie./.


publié le 25.07.2011

Liens utiles

Facebook Twitter Google+ Storify Foursquare Youtube Dailymotion Flickr RSS